30 janv. 2007
Le Dernier Samouraï
Depuis un moment déjà je voulais mettre un commentaire sur ce film, l'occasion se présente maintenant que je l'ai revu récemment et que j'ai pu en parler au cours d'un débat organisé avec des amis...
Tout d'abord, l'histoire. En quelques mots, il s'agit de celle de Nathan Algren, soldat de l'armée américaine torturé par les actes de barbarie commis à l'encontre des indiens. Nous sommes en 1876. Connu pour un ouvrage sur les tactiques militaires, il est engagé par monsieur Omura, ministre de l'Empereur du Japon. Le Japon connaît une guerre civile, à cause de l'ouverture de ses frontières, entre les partisans du modernisme et les gardiens de l'Ancien Code du Bushido, les Samouraï. Après une bataille perdue, Algren est fait prisonnier par le chef des rebelles, Katsumoto et au cours des 6 mois passés en captivité, il prend fait et cause pour ces hommes qui se battent selon leurs idéaux et un code de l'Honneur que la modernité foule aux pieds.
A présent, il convient de faire une mise au point historique... Le réalisateur, Edward Zwick, s'est inspiré pour son film de la vie de Jules Brunet, un instructeur d'artillerie français qui démissionne une fois au Japon pour s'allier aux renégats samouraï. Historiquement, la rébellion de 1877 est menée par Takamori Saigo contre l'empereur Meiji et les troupes françaises.
Ce film m'inspire un certain respect. D'abord pour sa mise en scène de ce Japon du XIXème siècle, une ère particulièrement difficile puisque comme le dit lui même Edward Zwick, le pays a vécu une révolution importante dans sa technologie et sa manière d'appréhender "l'étranger" en seulement une vingtaine d'années. Deuxièmement, la caméra, bien que souvent fixée sur Tom Cruise, parvient à capter des gestes, des regards, des attitudes extrêmement intimes. La découverte de l'univers du village de Katsumoto par Algren est remarquablement rendue, on suit le personnage pas à pas, on sourit à ses tentatives maladroites mais au final on est autant perdu que lui dans cet univers qui nous dépasse avec des codes complexes et parfois dérangeants (accueillir sous son toit le meurtrier de son mari et devoir le soigner tout de même, je connais peu de monde qui le ferai...). Avec cette perspective du regard, il y a aussi les fameuses "conversations" que Katsumoto insiste pour avoir. Là, des idées sur la vie et la philosophie zen s'ébauchent. Pour ma part, j'avoue que j'ai été séduit par plusieurs phrases... Il y a enfin (eh oui, j'y viens) la musique de Hans Zimmer, connu pour ses Bande Originale de Gladiator et du Roi Lion (entre autre). Avec des sonorités nouvelles, il arrive à faire tendre l'oreille pour surprendre une note, happer un soupir, une respiration. Tout comme la caméra, la musique est intime, murmurée souvent, électrisante parfois, facteur d'émotion assurément.
Quant aux thèmes abordés, il y en a deux qui ont plus particulièrement retenu notre attention lors du débat évoqué plus haut. Le premier est celui de la rencontre de deux mondes, de deux modes de pensées, de deux univers diamétralement opposés, géographiquement, spirituellement, philosophiquement. Et pourtant, des passerelles sont possibles...
Le second est ce déchirement interne provoqué par la rupture progressiste. L'idée sous-jacente tout au long du film est qu'il ne peut y avoir de progrès sans une rupture franche d'avec les traditions et les anciens codes. Le Code du Bushido, la Voie du Guerrier, ce fameux Code d'Honneur du Samouraï, devient alors inutile. Il y a quelque part un parti pris de Zwick lorsqu'il fait le parallèle entre les indiens combattant Custer avec des arcs et des flèches et la bataille finale du film où les samouraï survivant chargent des Gatlings et des canons le sabre au clair. Les deux combats sont démesurés, les deux combats sont perdus d'avance, pourtant le courage de Katsumoto mort au champ d'honneur, comme un guerrier, va ébranler les hommes et forcer leur respect. Finalement, le mot de la fin appartient à l'empereur Meiji qui va établir une sorte d'équilibre entre les traditions et la modernité.
Au final, il en ressort pour moi un film superbe, mêlant magnifiquement les pistes de réflexion sur notre monde et les valeurs que nous prônons avec le plaisir simple des yeux pour les paysages et les décors ou les costumes. Cette vision n'engage que moi, mais il fait parti des films que je ne me lasse pas de voir, surtout si je peux en parler ensuite.
19 janv. 2007
Le Seigneur des Anneaux
Depuis le temps que je rêvai d'en faire un commentaire, je me suis enfin lancé. Je sais que l'expérience est hasardeuse, cependant je me suis donné la mission en créant ces pages de partager mes passions. Or, mon intérêt pour cette oeuvre est bien plus qu'une passion. C'est devenu un compagnon de route, un intime...
Le Seigneur des Anneaux est avant toute chose une saga dont l’action poursuit les aventures de Bilbo le Hobbit en en reprenant certains éléments principaux : le monde des Terres du Milieux, les personnages de Gandalf le Gris et de
Bilbo(n) Sacquet, et bien sûr (et surtout) l’Anneau.
L’histoire commence dans la Comté, petite partie des Terres du Milieu où vivent les Hobbits et plus précisément la famille Sacquet. Bilbon (le traducteur a éprouvé le besoin de changer le nom de Bilbo en Bilbon…) fête ses 111 ans et s’apprête à quitter la Comté pour rejoindre les Elfes. Il lègue tout ce qu’il possède, y compris son anneau magique, à son neveu Frodon. Plusieurs années passent avant que Gandalf le Gris, le magicien, ne vienne voir Frodon avec de très mauvaises nouvelles : l’anneau magique de Bilbon est l’Anneau Unique. Celui qui appartînt à Sauron et à le pouvoir de contrôler toute créature des Terres du Milieu. La décision est prise de partir pour s’en remettre à la sagesse du seigneur Elrond.
Pendant que les puissances se déchaînent, le Conseil d’Elrond décide de détruire l’Anneau, mais pour cela il faut se rendre à l’endroit où il fut forgé, en Mordor, dans le pays de Sauron, et le jeter dans le gouffre de lave de la Montagne du Destin.
Une compagnie composée de neuf membres se constitue pour mener à bien cette mission, mettant de côté les intérêts personnels de chacun afin de se consacrer à une mission qui décidera de l’avenir de tous. Cette compagnie, alliant Hobbits, Elfes, Nains et Hommes se baptise elle-même la Communauté de l’Anneau.
Originellement découpé en six Livres, édité en trois volumes chez Pocket, Le Seigneur des Anneaux est récemment revenu sur le devant de la scène littéraire grâce à l’impact des films de Peter Jackson. Considérée par un grand nombre (dont je suis) comme l’œuvre fondatrice de la Fantasy et comme un monument de la littérature, cette œuvre ne cesse de faire des « disciples ». Le tour de force de Tolkien tient à la richesse du monde créé, à la diversité des personnages, à une maîtrise de la narration et des rebondissements et surtout à sa force émotionnelle. Bien plus qu’un simple roman que l’on oublie après l’avoir lu, c’est une œuvre qui ne peut pas laisser indifférent. Que l’on aime ou pas, les réactions sont toujours profondes et sincères.
Personnellement, c’est ce roman qui m’a conduit à la littérature Fantasy dès l’âge de 14 ans et bien que mon père s’en soit mordu les doigts sur le coup, je le remercie de me l’avoir fait découvrir J. A mon tour maintenant de vous refiler le virus !
Extrait :
« Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le Seigneur des Ténèbres sur son sombre trône
Dans le Pays de Mordor où s’étendent les Ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver,
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor où s’étendent les Ombres. »
« La Compagnie de l’Anneau sera de Neuf ; et les Neufs Marcheurs seront opposés aux Neufs Cavaliers qui sont mauvais. Gandalf ira avec vous et votre fidèle serviteur ; car ceci sera sa grande tâche et peut-être la fin de ses labeurs. Pour le reste, ils représenteront les autres Gens Libres du Monde : Elfes, Nains et Hommes. Legolas représentera les Elfes, et Gimli, fils de Glóin les Nains. [...] Pour les Hommes, vous aurez Aragorn fils d’Arathorn ainsi que Boromir du Gondor »
15 janv. 2007
La Trilogie de Bartiméus II : L'Oeil du Golem
Deux ans
après le premier volet, nous retrouvons le jeune Nathaniel qui
a réussi à rentrer au Ministère de la Magie.
Cependant, étant encore très jeune, il doit essuyer les
brimades et les moqueries de ses supérieurs et de ses
équipiers...
Dans le même temps, la Résistance sème la panique en ville. Kitty et ses amis narguent les forces de l'ordre depuis trop longtemps. La première grande mission de Nathaniel est de les empêcher de nuire. Ceci dit, parmi la vague de « crime » perpétrés par la Résistance quelques uns détonent. Des attentats beaucoup plus violents que les autres.
La pression monte pour Nathaniel. Il lui faut de l'aide.
Nous retrouvons avec plaisir les personnages du premier volume, L'Amulette de Samarcande aux prises avec leurs soucis quotidiens. Même si un peu d'eau à passé sous les ponts, l'humour reste identique et les situations s'enchaînent avec naturel. Encore une fois beaucoup de plaisir à lire et quelques larmes au coin des yeux parfois.
08 janv. 2007
La Trilogie de Bartiméus I : L'Amulette de Samarcande
Londres, XXIème siècle.
L’Angleterre est gouvernée par les magiciens qui invoquent des génies et des démons pour exaucer leurs moindres désirs.
Le célèbre djinn Bartiméus est appelé par une puissante invocation. Il n’en croit pas ses yeux lorsqu’il apparaît. En face de lui se trouve un jeune homme, presque un enfant. Mais il doit lui obéir car le sorcier connaît son vrai nom. Et qui connaît le vrai nom des personnes domine sur elles… Sauf que par un malencontreux hasard, Bartiméus découvre que son maître s’appelle… Nathaniel. Et celui-ci lui demande d’aller voler l’Amulette de Samarcande, l’un des artefacts les plus puissants du monde…
Bon d’accord, c’est un roman jeunesse, pour adolescents. Mais ça ne l’empêche pas d’être hilarant, prenant, émouvant, tout à fait convenable (pas souvent, mais bon…) et plein de verve sur la manière de gouverner. Le petit plus, que certains pourront rapprocher de la manière d’écrire de Pratchett, ce sont les fréquentes notes de bas de page exprimant l’opinion du héros, c'est-à-dire de Bartiméus le djinn.
Eh oui, c’est le deuxième point sympathique de la chose, le héros n’est pas forcément celui que l’on croit.
Enfin, eh bien… il faut oser ouvrir le livre 



