La Taverne de Coeur de Chêne

"Je suis moi même la matière de mon blog", Montesquieu (s'il avait eu Internet)

08 nov. 2007

La Poste, suite...

Dans la continuité des aventures de la Poste, voici la valse des colis :s

J'ai actuellement deux colis, dont je ne sais strictement rien sauf que je ne les ai pas reçus, qui se baladent dans la nature et profitent du grand air.
Le premier m'a été adressé il y a 15 jours et lorsque je suis allé le retirer, oh, ben zut alors ! plus de colis. Un colis ? Jamais vu, jamais eu. On se renseigne et on vous rappelle. J'attends toujours ce fameux coup de fil...

Le second, ce midi dans la boîte : un colissimo vous attend à l'entreprise qui fait l'angle de votre rue et qui a gentiment voulu réceptionner le colis. Sauf qu'on leur a pas demandé leur avis. Du coup, au bout de 5 jours, renvoyé le colis. Pas de bol, je rentrais le lendemain... Donc pas de colis.
Et à la Poste : Oh ! un colis ! mais on l'a pas reçu nous ! ah ben non monsieur, regardez, il est reparti sur Lyon pour le centre de tri.

Bref : deux colis envolés et moi au milieu qui suis censé faire quoi ? Ben entre temps je me mets au macramé.
Finalement, ça avait du bon le service à cheval. un peu long mais au moins c'était de la main à la main. Rendez nous nos malles postes !

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18 déc. 2006

Les Femmes (reçu par mail)

Les femmes ! Ah, les femmes !Elles sortent du TITANIC en premier.
Les taxis s'arrêtent pour elles.Elles ne commettent jamais de faute de goût
puisqu'elles font avancer la mode.
  Parfois, un carré de chocolat suffit à résoudre tous leurs problèmes.
Elles peuvent faire des commentaires sur les étourderies des hommes en leur
présence puisque de toute façon ils ne les écoutent pas.
Elles sourient quand elles veulent crier !
Elles chantent quand elles veulent pleurer !
Elles pleurent quand elles sont heureuses et rient quand elles sont nerveuses.
Elles se battent pour ce en quoi elles croient.
Elles s'élèvent contre l'injustice.
Elles ne considèrent pas un "NON" comme une réponse quand elles croient qu'il y a une meilleure solution. Elles sont effondrées lors de la perte d'un membre de la famille et pourtant
elles restent fortes même quand elles semblent au bout de leurs forces.
Elles savent qu'une étreinte et un bisou peuvent soulager un coeur brisé.
Elles prendront leur voiture, l'avion, viendront en marchant ou en courant
ou vous enverront un Mail juste pour vous montrer qu'elles se soucient de vous.

Le coeur d'une femme, c'est ce qui fait tourner le monde ! Les femmes font
beaucoup plus que seulement mettre des enfants au monde.
Elles engendrent la joie et l'espoir.
Elles génèrent de la compassion et des idéaux.
Elles sont un soutien moral pour leur famille et leurs amis.
Elles ont beaucoup à dire et beaucoup à offrir.

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08 déc. 2006

Avignon

          Gris, tout est gris.
Des murs et du sol se dégage une odeur âcre d'ancienneté et de vieux.
Les rues étroites et sales sentent la sueur et les relents de cuisine.
Les chiens errant courent derrière les pigeons et les chats.
Les pigeons font pleuvoir sur les passants leurs immondices et
les passants maudissent les chiens errant qui font s'envoler les pigeons.

Dans le parc, un peu de verdure, un peu d'ombre.
Un champ de cailloux anciens, abandonnés là, vestiges d'un temps où
La ville prenait son temps.

Gaby F.
Mars 2001

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15 nov. 2006

Imagine

Imagine

Imagine le ciel, l’immensité bleue et noire.
Imagine le voyage vers les étoiles,
Partir en fusée, traverser l’atmosphère
S’éloigner de la Terre.
Affréter un grand bateau galactique qui,
Grâce à ses voiles, capterait les vents solaires.
Imagine, passer l’été sur une plage spatiale,
Spéciale, loin de tout, proche du néant.
Là où tout commence et où tout finit.
Il paraît que Mars est paradisiaque en hiver…
Imagine, pouvoir aller de planète en planète,
Petit Prince des Etoiles. Le temps n’existerait plus.
Nous volerions sa lumière au soleil et
Nous irions nager dans cette Voie Lactée
Semi écrémée. La Grande Ourse
voudrait te mordre
Mais je te protègerai. Je combattrai
Le Dragon pour toi, et l’Hydre et le Cancer.
Orion déposera ses armes à tes pieds
Tel Vercingétorix devant César.
Tous reconnaîtraient que tu es la reine,
Tu ferais pâlir le soleil et
S’arrêter les planètes dans leur course.
Imagine

G. F.

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10 nov. 2006

La Porte de l'Ouest

La porte de l’Ouest

(Variation « organisée » sur
Un texte de Kenneth White)

L’Or rencontre l’Ombre
Ombre qui suinte, coule, glisse
Portée par le flot cristallin.


L’Or descend vers l’Ombre.
Ombre bleue-noire qui plane
silencieuse, enveloppe les vaisseaux.


L’Or frappe l’Ombre.
Alors les ombres s’étendent,
Antennes Mâts Arbres vigilants
déchirant l’Ombre par l’Argent.


Le Bleu lèche l’Ombre.
Noirs chevaux écumants venant
mourir au pied des collines.

Entre les houx couronnés
les fougères flagellées les roses sauvages
erre un ruisseau impétueux
perdu dans les dédales de glace bleue.

Et cet Or ambré,
Aveuglant stalactite
qui met l’Ombre en Lumière
S’enfuit silencieux
« Elle n’est pas ici non plus ! »

G.F  20/01/04

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Sous la Lune

Sous la Lune

Une ombre marche, silencieuse. Elle se déplace près d'une torche.
Une lueur brille dans ses yeux. Elle cherche ce qu'elle a perdu.
Lentement elle s'avance vers l'infini, étend les bras
et embrasse le monde. Les étoiles lui sourient mais elle ne les voit pas.
Elle pénètre dans l'eau. La lune miroite, solitaire, à peine troublée par l'inconnue
qui s'avance à sa rencontre.
Quelques rayons tombés du ciel tâchent l'ombre qui s'éloigne, la rappellent...
Mais l'ombre reste sourde.

L'ombre s'enfonce doucement vers l'Ombre, les Profondeurs Obscures. Elle a perdu ce qu'elle cherchait.
La Lune pleure des larmes d'argent tandis qu'elle perd son amour d'un soir. L'ombre n'est plus.
Elle cherchait la Lune dans l'onde sans penser à lever les yeux.
Trop occupée par la terre, son regard s'est perdu, ne voulait pas s'élever.

Les larmes d'argent vont se perdre dans l'océan glacé, se mêlant à l'écume, à toutes les larmes
que la Lune à déjà versé pour ceux qui, trompés par le reflet scintillant,
pensaient pouvoir atteindre le ciel en marchant sur l'eau.

G.F.

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06 nov. 2006

Dialogue

Dialogue

 

La Faucheuse
passant sur le bord du chemin
La surprit, jouant, sans qu’Elle en fût avertie.

Elle arrêta sa vengeance et tendit la main
Provoquant ainsi sa chute vers l’Infini.

Chaos

Qu’est-ce donc que cela, je vous prie ?

La Mort

 Une fille

Qui, se riant de moi a bravé l’Interdit.


Chaos

Savait-elle les lois qui régissent la vie ?

As-tu mal agi ? L’Autre déjà est maudit

Car il se jouait de la vie de ces humains.

Es-tu sûre d’avoir pris la bonne décision ?

La Mort

Je passais simplement sur le bord du chemin

Et je l’ai vue. Alors dans mon indécision

Et croyant être moqué, j’ai pris les devants.


Chaos

Tu n’as pas le droit de faire cela ; lâche-la !


Ainsi

La Mort

ouvrit ses serres en gémissant

Relâchant sa proie, mettant fin à son trépas.

La Mort

Soit ! Dès les premiers rayons de l’aube naissante,

Elle s’éveillera au monde qui l’entoure ;

Mais que plus jamais cette victime inconsciente

Ne s’avise de croiser ma route !


Chaos

 En ce jour

C’est ta décision, mais n’oublie pas, ma Camarde,

Que tu es Reine et commande la fin des choses.

Ainsi quoi que tu y fasses, vieille geignarde,

Elle mourra.

La Mort

 Ce sera là mon apothéose !


Gaby F.

08.03.2006

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05 nov. 2006

Femmes de Légende

Femmes de légende

 

 

simosha

 

 

 

 

Simple masure sur la lande

Au bord de l'océan

Visage à la fenêtre

Un enfant s'inquiète

 


Simple chemin de terre

Bordé de chardons

Des nuages de poussière

Rencontrent le vent

 


Simple jetée arrachée

A l'océan

A la rencontre de l'orage

Plongeant dans les tourments

 

 

Ombre sur la lande

Brisée de chagrin

Elle attend qu'il rentre

Le regard au loin

 


Femme de légende

Forçant le destin

Elle attend qu'il rentre

Elle attend en vain

 

 

G, F,

04.09.05

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01 nov. 2006

Ave Poëta

Ave Poëta

Le Poëte par la muse

Frappé ne peut clore l’écluse

Et stopper le flot de passions

Qui le submerge. Une explosion

De tendresse mêlée de peur,

Cette peur qui sert les cœurs

Lorsque hanté par une vision

Divine et l’imagination

Il ne peut écrire

Et reste figé dans son ire

Alors il se lève, terrible.

Il est Titan, il est amer,

Prince des Nues et de la Mer

Et sa parole est un éclat

Plus puissant que le Niagara,

Plus fort que les chutes d’eau.

Son nom, il le crie du haut

Du monde, à l’univers entier

A la face des dieux, des hommes :

« Je Suis ! »

Pour l’éternité


G. F.

07/2000

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Ego Sum

Ego Sum


Ombre dressée face aux vagues

Sombres tourments

Le regard au loin

Vers l’horizon

 

Sombre navire de passage

Ombre du temps.

Les marins le raillent depuis longtemps.

 

Les yeux remplis du courage

Des innocents

Il lutte contre l’océan

 

Ombre d’un géant blessé

Désemparé

Ses ailes l’empêchent de marcher

 

Silhouette étincelante

Voilier des Vents

Il redresse la tête, plonge en avant

 

Esprit glissant sur les vagues

Rêve d’enfant

Il s’en va au loin

Vers l’horizon

 

 

G. F.

10.02.06

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