11 juin 2007
Oh Facteur mon ami !
L'autre titre envisagé était "Mon facteur est un boulet... pom pom pom".
Voici, ami lecteur, le récit d'une aventure qui, j'ose encore y croire, sera close demain :
Il y a un peu plus d'un mois, je demandais l'envoi d'un livre qui me plaisait (et dont j'espère encore vous livrer bientôt la critique) et pensais le recevoir dans le courant de la semaine...
Quinze jours plus tard, toujours rien. De mail en coups de fils, on me fait comprendre que le colis est bien parti, il doit donc y avoir un problème quelque part...
Et problème il y avait bien, puisque la semaine dernière, après une discussion très instructive, nous avons pu établir le fait que l'adresse sur le colis n'était pas la bonne. On me promet de corriger l'erreur et de réexpédier dans les plus brefs délais...
La semaine passe.
Rien !
Et à l'instant, en rentrant du boulot (eh oh, eh oh, je sais...) j'ouvre ma boîte aux lettres. Je prends donc mon courrier et quelle n'est pas ma surprise d'apercevoir un papier aux couleurs de notre agence nationale de distribution de courrier. Bien sûr, vous devinez : Remise du colis impossible. Je me dis : "bon, il n'a pas pu rentrer, il a marqué que le destinataire était absent... pourtant, c'est juste un roman, il faut pas exagérer...". Eh bien non. Sur le papier, le motif inscrit est : "Impossible d'ouvrir la boîte" !!!
Vivement que la concurrence s'en mêle, nous finirons peut-être par avoir des postiers compétents et le courrier à temps...
28 mai 2007
Prédateurs
Enfin, voici la critique du dernier Chattam paru en librairie aux éditions Albin Michel.
En quelques mots, nous sommes au milieu d'une guerre dont on ne sait rien. Le lecteur peut tenter de la rapprocher de ce qu'il connaît, mais mon point de vue est que l'auteur est volontairement resté dans le vague afin de généraliser son propos à tous les conflits armés.
Au sein de l'armée, des crimes sont commis. Sanglants. Bestiaux. A priori, l'oeuvre d'un homme intérieur à l'armée, décimant ses propres rangs pour assouvir sa pulsion. Chargé de trouver et de stopper le meurtrier, le lieutenant Frewin va inaugurer une approche encore mal vue : le profiling. S'immisçant dans la peau du meurtrier, il va à son tour devenir un chasseur, un prédateur...
Ecrit avec le talent qui caractérise Chattam depuis maintenant six ouvrages, ce thriller tranche d'avec la Trilogie du Mal par son approche beaucoup plus critique de notre société. Et ici, particulièrement, de la vanité de la guerre.
En fait, d'après une interview de l'auteur que vous pouvez consulter ici, il précise que cette histoire prend place dans un triptyque (et non pas une trilogie, puisque les personnages sont différents) axé sur une réflexion sur notre monde et l'existence d'une histoire parallèle, inconnue de nos manuels scolaires, dérangeante et pourtant si présente...
Concernant le roman en lui-même, j'ai retrouvé avec plaisir le talent descriptif de l'auteur, capable d'amener le lecteur au bord de la nausée en le faisant imaginer les scènes de crime.
Finalement, Prédateurs sort du lot parce qu'il dérange, il fait réfléchir sur notre aptitude d'être humain à taper d'abord pour ensuite imaginer un traité de paix. Notre aptitude à faire le mal autour de nous, à faire souffrir notre entourage. A n'être, finalement, que des loups pour nos semblables...
15 mai 2007
Le Gabysounours nouveau !
Juste pour ceux qui croient que ça n'existe pas,
Pour ceux qui pensent qu'un Nain, c'est déjà assez,
Ceux qui se disent que, vraiment, on peut pas faire pire,
Et pour les afficionados,
Ceux qui n'attendent que ça,
Qui en rêvent le soir (les pauvres)
Qui veulent voir des photos
Pour tous ceux là, voici enfin le seul, le vrai, l'unique, doux et tendre : le Gabysounours.
Un mélange de Nain et de Bisounours. Si, si, ça existe. La preuve en image :
09 mai 2007
Merlin est vivant !
Eh oui, un de mes passe-temps, c'est de faire de l'animation. Cette photo a été prise l'été passé, lors d'un Camp Equestre dans les environs de Carcès (Var, 83).
Plus précisément, pendant un grand jeu que j'ai organisé : Les Chevaliers d'Arthur. Et bien sûr, je me suis réservé le beau rôle, vous aurez deviné avec le titre, je suis Merlin.
Ressemblant, non ?
01 mai 2007
Les Arcanes du Chaos
Tant que j'y suis, je vous propose de suivre ce lien pour lire ma critique de ce roman de Maxime Chattam. Après la Trilogie du Mal, voici un Thriller dérangeant, parfois aux limites de l'absurde mais finalement tellement ancré dans le réel qu'on finit nauséeux...
Et bientôt en ligne la critique de son tout dernier roman, Prédateurs.
Bonne lecture !
Biblioblog
Voici plusieurs fois que j'en parle, alors je vais essayer de vous expliquer exactement de quoi il retourne.
Depuis le mois de décembre dernier, j'ai découvert ce site, le Biblioblog, qui en plus d'être fort sympathique dans sa conception propose plusieurs petits à côtés intéressants. Voila une phrase digne de nos politiques ;) Beaucoup de mots pour finalement ne rien dire...
Alors qu'est-ce que c'est ?
Un blog littéraire. Mais pourquoi vous reculez ?
Un blog littéraire, c'est bien. C'est ouvert, on peut y poster des commentaires, critiquer les ouvrages que l'on a lu, en faire découvrir que d'autres ne connaissent pas ou au contraire en découvrir qu'on ne connaît pas...
Dans les petits à-côtés sympas que j'évoquais, il y a la maintenant célèbre "Enigme du Dimanche", tous les dimanches à 18h (sauf période électorale ;) ). Le but est très simple. Un internaute du blog propose une petite énigme, un extrait de roman, ou un énoncé inventé qui va se rapporter à un roman. Les joueurs, en temps réel, posent des questions précises pour tenter de démêler l'imbroglio... Seulement il faut être rigoureux, car le maître de cérémonie ne peut répondre que par "oui", "non" ou "je ne sais pas". Bien sûr, le but est de trouver le titre du roman en jeu et son auteur avec les indications récoltées. Enfin, pour être sûr qu'il n'y a pas de problèmes, chacun à trois chances de donner une réponse. Une dernière précision, cette énigme comme le reste du blog est ouverte à tout le monde. Si un dimanche soir à 18h vous ne savez pas quoi faire, maintenant, vous avez une solution ;)
Et maintenant, et jusqu'au 29 juin, je vous invite à faire un tour sur le Prix du Biblioblog, une nouveauté mise en ligne ce matin pour contribuer à améliorer vos vacances d'été. Comment ? Ben simplement en lisant les candidats selectionnés pour ce prix et en revenant régulièrement naviguer sur ce blog ;).

Recommandé par des Influenceurs
A très bientôt donc, ici ou là-bas !
19 avr. 2007
A venir voir
Voici un lien vers un jeux online que l'on ma invité à découvrir. Je le trouve fort sympathique et beaucoup plus accessible que beaucoup d'autres. Alors, n'hésitez pas et venez y faire un tour, l'accueil y est chaleureux et la bière savoureuse...
Venez découvrir les sites de ceux qui font vivre ce monde ici
08 avr. 2007
Un site sur la Fantasy
En baladant sur la toile ce matin, j'ai été redirigé sur ce site. Je me suis dit "Bof, encore un Xième site sur la fantasy..." et puis j'ai quand même navigué un peu dedans.
Finalement, j'ai visité de long en large, regardé, admiré, et beaucoup apprécié. Aussi, j'en fais la pub. J'espère que la bannière va fonctionner, c'est la première fois que je tente le truc.
Sinon, vous trouverez le site d'Annamenel en lien direct ici ou dans la colonne de droite de ce blog, section Mes Amis.
01 avr. 2007
De Cape et de Crocs
Chers amis,
Une fois n'est pas coutume, ce billet est sous format PDF en raison de sa présentation.
Ceci dit, il vous est toujours possible de laisser vos commentaires pour me permettre d'évoluer. Un éclairage neuf est quelque fois nécessaire pour avancer.
Donc, n'hésitez pas à écrire et à m'écrire...
28 mars 2007
300
Comment ça ? J'annonce un film et voila que je mets en image la couverture d'un livre... Eh bien oui. Ce film est tiré de ce roman graphique de Frank Miller, le créateur également de Sin City (adapté en film il y a peu). Et pour bien commencer, je dirais que le livre, comme le film, sont deux chefs d'oeuvres esthétiques et graphiques.
L'histoire ? Nous sommes en 480 av. J.-C. La Grèce n'existe pas. Ou plutôt, le territoire grec est constitué de Cité-Etats perpétuellement en guerre dont la seule volonté est d'imposer la suprématie de l'une sur l'autre. En face, l'Empire Perse est puissant. D'abord Darius, puis Xercès (le méchant de l'histoire) tentent d'envahir la Grèce pour étendre leur empire. Cette fois, Xercès est prêt, il débarque avec des millions d'hommes et compte bien réussir.
Sparte, la même année. Le roi Léonidas est pris au piège des traditions et des lois. Sa conscience lui dicte de partir à la guerre, les circonstances s'y opposent. On ne bafoue les fêtes des dieux en vain... Mis au pied du mur, il part tout de même à la bataille contre la volonté des Ephores et de l'oracle. Il part avec 300 hommes, sa garde personnelle, un corps d'exception.
Les Thermopyles, les Portes Chaudes, tout va se jouer là. Une poignée d'hommes libres, fiers, défendant leurs terres et leurs maisons avant tout, contre une marée d'envahisseur Perse, déferlant sur les côtes grecques. La victoire est assurée, mais est-elle vraiment dans le camp que l'on croit ?
Voici une BD de très belle facture. Le dessin est rapide et précis, sec, violent. Le film l'est tout autant. Basé sur l'oeuvre de Miller, 300 replace néanmoins la bataille des Thermopyles dans son contexte historique, ce qui permet au néophyte de se repérer. Par contre, le public averti regardera avec plaisir les quelques plans de cité que l'on aperçoit, les coiffures et les habits. Les historiens se délecteront du spectacle de la phalange hoplitique en action (magnifique, vraiment) et de quelques stratégies de bataille au rendu superbe.
Les Perses ne sont pas en reste, tout harnachés d'or, enchaînés de la tête au pied... le résultat est pour le moins dérangeant. Graphiquement, le film prend largement appui sur le découpage de la BD de Miller. Les cadrages sont des cases de dessin où le réalisateur fait jouer ses personnages, le tout sur une palette tricolore noire, rouge et ocre.
La musique est signée Tyler Bates que l'on connaît pour les musiques de L'Armée des morts (du même réalisateur) ou de Street Dancers, de Christopher Stokes. Pour 300, il compose une partition magistrale aux accents héroïques. La musique porte le film autant que les plans de la caméra et fait baigner le spectateur dans une ambiance d'épopée.
Ce film a-t-il des points faibles ? euh... certainement... Sans parler de points faible, mais juste à signaler quand même, une certaine lourdeur dans l'utilisation du ralenti. Ce procédé fort utile sert magnifiquement le spectateur lors des batailles où son attention peut se focaliser sur une seule action à la fois. En cela, le film diffère des blockbusters de guerre ou de films comme Kingdom of Heaven où les scènes de bataille pour être violentes n'en étaient pas moins trop rapide pour l'oeil et l'on finissait par éprouver une sensation de nausée, moins à cause du sang que de la caméra qui bouge en tous sens. Ici, point de nausée. La caméra prend le temps de suivre les actions, ralentit, repart, ralentit... trop. Au bout d'un moment l'effet de plaisir s'atténue et on se lasse.
Enfin, et pour finir, je saurai que trop recommander de prendre le temps de lire la BD de Miller pour la comparer au film. Les deux sont superbes et valent le détour.
Donc, bonne lecture et bon film !








